Clara LE CAP, candidate rennaise à "Ma Thèse en 180 secondes" 2022


Avant de participer aux qualifications rennaises organisées le 1er mars 2022, Clara LE CAP – Université de Rennes 1 / INRAE, Unité de recherche Optimisation des procédés en agro-alimentaire, agriculture et environnement (OPAALE) – a répondu à nos questions. Son sujet de thèse : « Simulations numériques et mesures de terrain d’événements gélifs dans un territoire viticole équipé de tours antigel : application au vignoble de Quincy ».

Clara Le Cap, candidate n°16


Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

Après un bac S, j’intègre une licence de Physique à l’Université de Bretagne Occidentale de Brest où je développe un goût plus prononcé pour la mécanique. De ce fait, en 2016, j’intègre par la suite un Master en Mécanique et énergétique à l’Université de Bordeaux avec une spécialisation en Calcul et simulation numérique. Après mon stage de fin d’études en calcul numérique en mécaniques des fluides chez Naval Group à Nantes, j’intègre Sofren où je continue à travailler pour Naval Group en prestation en tant que support en architecture navale. Après un an, je souhaite retrouver une dimension plus scientifique dans mon travail, notamment en calcul et simulation numérique. Je décide alors d’entreprendre un doctorat pour me spécialiser en Mécanique des fluides, matière qui me tenait le plus à cœur pendant mes études. Je commence mon doctorat CIFRE avec la société Weather Measures et l’INRAE à Rennes en avril 2020.

Quel est votre sujet de thèse ?

Ma thèse s’intitule « Simulations numériques et mesures de terrain d’événements gélifs dans un territoire viticole équipé de tours antigel : application au vignoble de Quincy ».

Dans un premier temps, elle vise à comprendre comment la température se répartit lors des gelées printanières suivant la météo et la topographie du territoire étudié. Dans un second temps, j’étudie le fonctionnement de la tour antigel – un dispositif s’apparentant à un gros ventilateur sur un mat déployé dans les vignobles et cultures fruitières du monde entier pour protéger les bourgeons du gel. Je souhaite comprendre précisément comment la tour antigel réussit à protéger les bourgeons et comment je peux optimiser son implantation sur un territoire et son utilisation (allumage, extinction, nécessité d’un système de chauffage complémentaire…). Pour cela, mon travail s’appuie à la fois sur des mesures de terrain en conditions réelles et des simulations numériques, basées sur le parc de tours antigel présent dans le vignoble de Quincy.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?

Cela me permet d’apprendre à vulgariser mon sujet et à le partager avec le plus grand nombre. C’est également le moyen de rencontrer d’autres doctorants, de découvrir de nombreux sujets et de s’ouvrir sur des pans de la recherche scientifique qui me sont inconnus ou peu familiers. C’est aussi un défi personnel que je me lance car je souhaite améliorer mon aisance à l’oral et ne plus redouter de prendre la parole en public. Je n’oublie pas la dimension « compétition » qui me permet d’évaluer mes capacités face aux autres candidats et de déterminer ce sur quoi je dois continuer à travailler.

Qu’est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l’exercice ?

Il est difficile de construire un discours cohérent et accessible à tous, mais la plus grande difficulté pour moi est d’être à l’aise et non stressée devant un public, et en conséquence ne pas rougir ou balbutier.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?

Les deux journées de formation m’ont appris à construire un discours cohérent en allant à l’essentiel et à enlever le superflu. Mais aussi à bien imager et simplifier des concepts scientifiques avec des mots de tous les jours et des phrases courtes mais percutantes.

En complément, auriez-vous un trait de votre personnalité, une anecdote à partager pour mieux vous connaître ?

Malgré le fait de faire de la recherche scientifique, je ne loupe jamais mon horoscope le matin. Puis, après une bonne journée de travail sur ma thèse, j’évacue en chantant très fort et très faux dans ma voiture. De manière plus sérieuse, j’aime déconnecter le week-end en me recentrant sur des travaux manuels comme la couture, la broderie ou plus récemment le tricot.

« Imager et simplifier des concepts scientifiques avec des mots de tous les jours et des phrases courtes mais percutantes. »

Clara LE CAP – Doctorante

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