Safaa TAHRI, candidate rennaise à "Ma Thèse en 180 secondes" 2022


Avant de participer aux qualifications rennaises organisées le 1er mars 2022, Safaa TAHRI – Université de Rennes 1 / Laboratoire de traitement du signal et de l’image (LTSI) – a répondu à nos questions. Son sujet de thèse : « Planification directe sur IRM en radiothérapie externe par des approches d’apprentissage automatique ».

Safaa Tahri, candidate n°7


Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

Je m’appelle Safaa Tahri, je suis actuellement en deuxième année de thèse au Laboratoire du Traitement du signal et de l’image (LTSI), en collaboration avec le Centre Eugène Marquis (CEM).

Concernant mon parcours, à l’issue de ma licence de Physique Chimie, je me suis tournée vers un master de Physique médicale. J’ai réalisé mon stage de fin d’étude au CEM, ce qui a été un tournant dans ma vie professionnelle. En effet, en plus de confirmer ma passion pour le monde de la recherche, j’y ai énormément apprécié mon expérience auprès de l’équipe de physique médicale. De ce fait, à la fin de mon Master, j’y ai travaillé pendant un an, avant de débuter ma thèse au LTSI, toujours en collaboration avec cette équipe.

Quel est votre sujet de thèse ?

Mon sujet de thèse s’intitule « Planification directe sur IRM en radiothérapie externe par des approches d’apprentissage automatique ».

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?

Plusieurs raisons m’ont poussée à participer à « Ma thèse en 180 secondes », certaines sont professionnelles, et d’autres plus personnelles. Dans ma vie personnelle, mes proches, famille et amis, me demandent souvent de leur expliquer ce que je fais dans la vie. Ils sont souvent intrigués, puisque peu d’entre eux connaissent une personne en thèse ou travaillant dans la recherche. Alors au début, je me lançais dans des explications techniques et détaillées à n’en plus finir, en voyant leurs visages se décomposer au fil de mes explications. En effet, mon envie de les intéresser à ce monde merveilleux de la recherche se terminait souvent en un quart d’heure ennuyant et incompréhensible pour eux. Alors au fur et à mesure, je me suis rendue compte que c’était une véritable prouesse de savoir décrire précisément, mais brièvement et en légèreté, un sujet aussi complexe qu’un sujet de thèse. Cette formation était donc un excellent moyen d’apprendre à accomplir cet exercice, puisqu’aussi intéressant soit-il, un sujet ne passionnera jamais s’il n’est pas compris.

Cette fois, d’un point de vue professionnel, je suis souvent amenée à participer à des congrès, où je dois défendre mes recherches devant un public varié. Cette formation était une chance de pouvoir améliorer mon éloquence et ma prise de parole. De plus, à la fin de mes trois ans de thèse, je devrai soutenir devant une audience, et cette formation me permet de m’y entraîner dès à présent. Enfin, je souhaite, dans la suite de ma vie professionnelle, pouvoir participer à la vulgarisation de sujets parfois complexes, tels que le traitement du cancer. En effet, un des enjeux majeurs dans le traitement du cancer réside dans la sensibilisation du plus grand nombre, et pour cela encore faut-il pouvoir l’expliquer de façon claire. Je veux pouvoir me former afin d’être capable dans les années à venir de pouvoir m’exprimer auprès d’un public aussi vaste qu’hétérogène, en captant l’attention de tous.

Qu’est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l’exercice ?

Le plus difficile pour moi, était de pouvoir décrire avec précision mes travaux de recherches, sans que cela ne devienne trop complexe. En effet, il ne fallait pas survoler le sujet de façon superficielle, mais il ne fallait pas non plus donner trop de détails qui ne seraient pas compréhensibles pour un public non averti. Cette frontière était pour ma part souvent difficile à cerner.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?

La première journée de formation a été la base de l’enseignement pour préparer mon discours mais a également permis d’avoir un premier entraînement avec un groupe de doctorants ayant des sujets très différents du mien. La deuxième journée a quant à elle, permis de pouvoir s’entraîner auprès des formateurs et des doctorants, qui nous ont fait des remarques et prodigué des conseils.

« Je suis souvent amenée à participer à des congrès, où je dois défendre mes recherches devant un public varié. Cette formation était une chance de pouvoir améliorer mon éloquence et ma prise de parole. »

Safaa TAHRI – Doctorante

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