Camille LE SERREC, candidate rennaise à "Ma Thèse en 180 secondes" 2022


Avant de participer aux qualifications rennaises organisées le 1er mars 2022, Camille LE SERREC – École nationale supérieure de chimie de Rennes / Institut des sciences chimiques de Rennes (ISCR) – a répondu à nos questions. Son sujet de thèse : « Impact des traitements sur la teneur en micropolluants organiques dans les boues de stations de traitement des eaux usées destinées à l’épandage ».

Camille Le Serrec, candidate n°8


Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

Après mon bac, j’ai été admise en classe prépa intégrée à l’École nationale supérieure de chimie de Rennes (ENSCR). J’ai obtenu en 2018 mon diplôme d’ingénieure chimiste de l’ENSCR. Pendant mes deux dernières années d’école d’ingénieurs, j’ai choisi la filière « environnement, procédés, analyse » pour étudier d’une part les procédés de traitement de l’air, de l’eau et des déchets, et d’autre part les méthodes d’analyses dédiées à l’environnement, notamment pour la détection des pollutions.

Pendant mon stage de fin d’études, j’ai travaillé aux côtés d’un doctorant et c’est là qu’a germé en moi l’idée de me lancer moi aussi.

Quel est votre sujet de thèse ?

J’ai mis au point une méthode d’analyse pour rechercher les antibiotiques dans les boues des stations de traitement des eaux usées destinées à être épandues dans les champs. Le but est d’abord de connaître l’état de la contamination de ces boues en antibiotiques (si contamination il y a) puis de s’intéresser aux différents traitements que subissent les boues avant l’épandage pour savoir si certains d’entre eux sont efficaces pour se débarrasser des antibiotiques.

Je travaille pour Rennes Métropole, sous le dispositif CIFRE, et je fais partie de l’équipe Chimie et ingénierie des procédés (CIP) de l’ENSCR.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?

Je suis le concours MT180 depuis longtemps (même avant d’avoir débuté ma thèse). Je trouve le défi très intéressant et je trouve important de mettre en valeur le travail des doctorants et la recherche en général. Je m’intéresse aussi à la vulgarisation scientifique. C’est donc avec enthousiasme que j’ai voulu rejoindre l’aventure !

La préparation de MT180 nous apporte beaucoup : apprendre à aller à l’essentiel, s’adapter à son interlocuteur (notamment dans le vocabulaire), prendre du recul sur son travail, hiérarchiser l’information et faire ressortir le plus important…

J’avais aussi envie de rencontrer des doctorants de tous horizons. Avec MT180, on découvre des thématiques de recherche auxquelles on n’aurait jamais pensé !

Qu’est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l’exercice ?

Pour moi le plus difficile est de ne pas tout dire, accepter de « sacrifier » une partie de l’information. Parce qu’en 3 ans de thèse, on fait beaucoup de choses et, bien sûr, on trouve tout intéressant !

Aussi, on est parfois obligé de simplifier par manque de temps et cela peut nous mener à dire des choses fausses… Je crois qu’il faut être particulièrement attentif à cela pour délivrer un message le plus juste possible à notre public.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?

Avant tout je crois que les formateurs nous ont menés à nous poser les bonnes questions et à structurer notre discours. Ils nous ont également encouragés à ne pas céder à la facilité, à donner plus de détails, à tenter d’expliquer des concepts qui nous paraissaient trop compliqués en trouvant des astuces.

J’en retiens beaucoup de conseils qui me serviront bien au-delà du concours, à la fois sur la construction du discours et sur la manière de le délivrer (intonation, débit de parole, posture, gestuelle, respiration…).

En complément, auriez-vous un trait de votre personnalité, une anecdote à partager pour mieux vous connaître ?

Je suis passionnée par la couture ! J’adore coudre des vêtements pour moi et mes proches. C’est une activité créative qui demande beaucoup de concentration, de minutie, de patience… Un peu comme la chimie en fait !

« Le défi est très intéressant et c'est important de mettre en valeur le travail des doctorants et la recherche en général. »

Camille LE SERREC – Doctorante

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