Le projet Université de Rennes s'adapte à la crise sanitaire


« Le contexte de crise a été l’occasion de renforcer la solidarité entre les établissements et l’action collective. Nous avons vu très concrètement ce qu’était une coordination à l’échelle du site », déclare Olivier David, président de l’Université Rennes 2, le 9 septembre 2020, à l’occasion de la conférence de presse de rentrée des sept établissements membres du projet Université de Rennes.

Un an après la présentation du plan d’action, plusieurs d’entre elles ont été mises en place et « menées sous la conduite politique du conseil des membres, et grâce à l’appui d’une nouvelle direction opérationnelle dotée de moyens financiers et humains », indique-t-il.

Parmi elles :

  • le lancement du campus de l’innovation début 2020, « qui permet de croiser les savoirs et recherches » des sept établissements, afin de « répondre aux enjeux sociétaux et aux besoins de l’écosystème rennais » ;
  • la création de masters et de modules complémentaires à la rentrée 2020 pour les quatre Ecoles Universitaires de Recherche (EUR) dont le projet Université de Rennes est partie prenante;
  • le déploiement du distanciel renforcé sur l’ensemble des établissements dans le cadre du projet Cursus IDE@L qui reçoit un appui supplémentaire financier pour hybrider les formations;
  • le travail autour du schéma directeur de la vie étudiante, dont la co-construction avec les partenaires et les associations concernées visent à améliorer les conditions de réussite et la qualité de vie étudiante.

Cette collaboration a aussi permis d’apporter « une réponse coordonnée et cohérente » dans le contexte de crise sanitaire, en s’appuyant notamment sur un conseil d’appui scientifique et sanitaire, installé en juin et qui s’est réuni trois fois. Composé de quatre experts en épidémiologie, santé‐environnement, psychologie sociale et virologie, de responsables prévention et des services de santé, ce conseil a ainsi travaillé « sur des sujets très concrets pour la vie universitaire et sur l’interprétation des consignes ministérielles », indique Laurent Chambaud, directeur de l’EHESP.

Au-delà du protocole sanitaire mis en place, les établissements réfléchissent à plusieurs axes dont des modules de formation en e-learning à la prévention et à la lutte contre l’épidémie.

Mais aussi sur la façon de « profiter de cette période pour développer une culture de santé publique commune chez les étudiants, leur permettant de mieux comprendre ce qui se passe et d’être acteurs des décisions », ajoute-t-il.