Trophées valorisation du campus d'innovation de Rennes 2022

Pascal Besnard, Jean-Benoît Le Cam et Olivier Fardel, professeurs à l'Université de Rennes 1, sont récompensés pour leurs actions de partenariat et de transfert public-privé conduites sur la base de leurs travaux de recherche.
De g. à dr. X. Castel, O. Fardel, J.-B. Le Cam, P. Besnard, D. Alis - Photo UR1/DirCom/Frédéric Obé

La cérémonie a été ouverte par Vincent Brunie, président du campus d'innovation de Rennes et directeur de l'INSA Rennes, Vincent Lamande, président de la SATT Ouest-Valorisation et David Alis, coordinateur du projet UNIR et président de l'Université de Rennes 1.

Lors de cette deuxième édition des Trophées Valorisation du Campus d'innovation de Rennes, organisée mi-novembre 2022 par le regroupement UniR et la Satt Ouest Valorisation, six prix ont été décernés à des chercheurs et enseignants-chercheurs des établissements membres, en lien avec les domaines stratégiques du campus d'innovation rennais : numérique ; santé et bien-être ; énergie, chimie matériaux et structures innovants ; intelligence environnementale et Agri/Agro ; territoires et espaces publics.

Enfin, un prix particulier "Transition", remis par la Région Bretagne, avait pour objectif de mettre en lumière une innovation contribuant aux transitions écologique, numérique, sociétale ou industrielle.

Parmi ces six trophées, trois sont revenus à des professeurs de l'Université de Rennes 1.

Pr Pascal Besnard, ENSSAT/Université de Rennes 1 / Institut Foton

Pascal Besnard (à g. ) échange avec un membre de son équipe Pascal Besnard (à g. ) échange avec un membre de son équipe © Alexis Chézière

La photonique française a été récompensée cette année par un nouveau prix Nobel, décerné à Alain Aspect. Cette « électronique des photons » cherche aussi se confronter aux conditions de l’Espace. En Bretagne, l’Institut Foton, dont Pascal Besnard est le directeur adjoint et l’entreprise Syrlinks développent les architectures qui permettent d’intégrer la photonique dans les satellites de petite taille, via leurs équipements de radiocommunication.

Syrlinks fait appel à l'équipe de Pascal Besnard et à la plate-forme Persyst pour permettre aux satellites d'une même escadrille, placés en orbite basse, de communiquer par onde lumineuse plus efficacement et à débit élevé, entre eux et avec une station terrestre.

Le trophée "Transition" a été remis au professeur Pascal Besnard par Vincent Lamande, président de la SATT Ouest-Valorisation et Anthony Presse, ingénieur chez Syrlinks pour le développement d'architectures permettant d'intégrer la photonique dans les satellites dans le cadre d’une thèse.

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Pr Jean-Benoît Le CAM, Université de Rennes 1 / Institut de Physique de Rennes (IPR) / CNRS

Jean-Benoît Le CAM (à dr.) et un collègue du laboratoire commun ELAST-D3 Jean-Benoît Le CAM (à dr.) et un collègue du laboratoire commun ELAST-D3 © Alexis Chézière

Depuis presque dix ans, le site de conception automobile de la Barre Thomas collabore avec l’Institut de Physique de Rennes. En 2021, un nouveau laboratoire commun, ELAST-D3, voit le jour pour une durée de cinq ans avec le groupe équipementier automobile Continental. Objectif pour les chercheurs industriels et académiques : réduire le poids des élastomères automobiles et trouver les matériaux qui équiperont les voitures électriques de demain.

"Un moteur électrique vibre différemment et génère moins de chaleur qu’un moteur thermique. Avec ces contraintes différentes, il faut des matériaux aux propriétés mécaniques différentes. Tous les caoutchoucs qui relient le moteur au reste du châssis sont concernés. Par ailleurs, il faut qu’ils soient le plus léger possible tout en étant résistants.

Pour inventer ces matériaux, il s’agit à la fois de rechercher la bonne composition chimique et le bon procédé de fabrication. Et pour cela, il faut allier recherche fondamentale et recherche appliquée, forces académiques et industrielles, pour transformer les découvertes en objets. C’est là que le laboratoire commun intervient. »

Le professeur Jean-Benoît Le Cam a reçu le trophée "Énergies" des mains de Stéphane Gillet, directeur R&D de Contitech Vibration Control chez Continental et de Sophie Langouët-Prigent de la Fondation Rennes 1 au titre du Laboratoire Commun ELAST-D3.

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Pr Olivier Fardel - Université de Rennes 1 / Institut de recherche en santé, environnement et travail (Irset) / Inserm

Olivier Fardel (à g.) et son équipe à l'Irset Olivier Fardel (à g.) et son équipe à l'Irset © Alexis Chézière

Pour tester les futurs médicaments et toutes les substances qui les composent, il faut des cellules humaines. Il en faut même beaucoup, si bien que la contribution des donneurs ne peut suffire à elle seule aux besoins. À Rennes, l’Institut de recherche en santé, environnement et travail (Irset) et l’entreprise Biopredic caractérisent des cellules humaines de foie produites à partir de souris modifiées génétiquement afin de renforcer la sécurité de la prise en charge médicamenteuse des patients.

L’équipe de recherche « Xénobiotiques et Barrière » dirigée à l'Irset par Olivier Fardel s’intéresse au transport des médicaments à travers la membrane des cellules. Une thèse CIFRE menée avec Biopredic et une collaboration avec l’Institut Central d’Expérimentation Animale « CIEA » situé au Japon ont pour objectif de valider le fait que des hépatocytes (principales cellules du foie) issus des foies modifiés de souris sont bien similaires, ou au moins équivalents, aux hépatocytes de patients. Un tel résultat permettrait la production de ces cellules en grande quantité et révolutionnerait les tests effectués sur les futurs médicaments par l’industrie pharmaceutique.

Le professeur Olivier Fardel est distingué par le trophée "Santé et bien-être" remis par Christophe Chesné, CEO de Biopredic et Bertrand Distinguin, directeur associé de Go Capital, pour ses travaux sur le transport des médicaments à travers la membrane des cellules du foie.

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