France 2030 : 2 dispositifs de formation rennais lauréats de l’AMI Compétences et métiers d’avenir

Le gouvernement a annoncé le 18 novembre 2022 les lauréats de la vague 2 de l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir » de France 2030. Parmi eux, deux projets rennais, "Électronique Soutenable, Ouverte et Souveraine" (ESOS) et "Toute l’Intelligence Artificielle à Rennes" (TIARe) contribueront à l’émergence de talents et à accélérer l’adaptation des formations aux besoins de compétences dans les secteurs de l’électronique et de l’intelligence artificielle. Ce résultat marque une nouvelle réussite collective pour le site rennais et renforce la dynamique de structuration de l'Université de Rennes.
Jeune femme utilisant un écran tactile lumineux - Appel à manifestations d’intérêt « compétences et métiers d’avenir »

Lancé en décembre 2021, l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir » a pour objectif d’anticiper et de contribuer à répondre aux besoins en emplois et en compétences de demain, en formant les talents dont le pays aura besoin.
Opéré conjointement par l’Agence nationale de la recherche et la Banque des Territoires pour le compte de l’Etat, il vise à identifier et soutenir les projets de formation en phase avec les priorités stratégiques nationales de France 2030 : santé numérique, cybersécurité, matériaux et bâtiments durables...

Dans le cadre de la 2e vague, deux projets rennais de dispositifs de formation ont été retenus parmi les 34 présentés et bénéficieront d’un financement maximum de 6,4 M€ pour le projet ESOS et de 3,3 M€ pour le projet TIARe.

Électronique Soutenable, Ouverte et Souveraine (ESOS)

Le projet ESOS est un programme transversal sur l’électronique soutenable en formation initiale (de l’enseignement secondaire au doctorat) et en formation continue qui vise à dynamiser la formation et le recrutement d'ingénieurs et de techniciens en électronique en France.

L'électronique est nécessaire à la majorité des innovations récentes, qu’il s’agisse de communication et d'accès à la connaissance, de mobilité, de santé, d'énergie, de production industrielle, ou bien d'agriculture. Or, la filière électronique est aujourd’hui confrontée à trois grands défis : combler un déficit de visibilité et d’attractivité, accroître d'un facteur 6 son efficacité en termes d'émission en CO2 d'ici à 2050 et s'inscrire dans une logique d'économie circulaire et, enfin, faire face à une dépendance à l’importation de nombreux composants.
Dans ce contexte, le projet ESOS vise à former les étudiants et professionnels à l'électronique soutenable et souveraine et à attirer les collégiens et lycéens vers une filière d'avenir, extrêmement porteuse, dans laquelle ils pourront se réaliser en contribuant concrètement à la résolution des défis sociétaux de notre temps.

Maxime Pelcat, coordinateur du projet ESOS et maître de conférences à l’INSA Rennes

Ambition
Renforcer l’industrie électronique française en faisant du concept d’électronique soutenable, ouverte et souveraine une réalité. Soutenable c’est-à-dire avec des produits et des moyens de production qui répondent aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations  futures à répondre à leurs propres besoins. Ouverte, grâce à un modèle de conception « open source » pour une collaboration par les pairs. Souveraine, avec un objectif de dépendance limitée de la part de l’État vis-à-vis de technologies étrangères.

Acteurs
Porté par l’INSA Rennes, le projet ESOS, fortement lié aux activités de recherche des laboratoires IETR et IRISA, associe l’ENS Rennes et l’Université de Rennes. Il inclut également Novatech Industries et l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Bretagne, fédération de 2 000 entreprises bretonnes employant 55 000 salariés. ESOS est par ailleurs soutenu par un grand nombre d'entités publiques et privées (collectivités, entreprises, organisme national de recherche, organisation professionnelle, etc.) qui se sont engagées à participer aux activités du projet.

Objectifs

  • S’appuyer sur les défis du développement durable pour favoriser le recrutement d’étudiants et augmenter l'attractivité des formations et postes en électronique.
  • Former les enseignants des écoles et de l'université à l'électronique soutenable.
  • Former les étudiants, du baccalauréat au doctorat, apprentis et étudiants initiaux, au cycle de vie des produits et à l'écoconception appliquée à l'électronique.
  • Former les professionnels de la filière électronique à l'électronique soutenable et à la conception et la production de technologies ouvertes et souveraines.

Toute l’Intelligence Artificielle à Rennes (TIARe)

Le projet TIARe est un dispositif de formation globale visant à augmenter les compétences en intelligence artificielle (IA) de tous les étudiants rennais et à former des spécialistes pour l'industrie du futur.

Le site rennais est un acteur majeur de la recherche en intelligence artificielle en France. La formation en IA y est également bien présente dans les domaines des mathématiques et du numérique, essentiellement en master ou école d’ingénieur. Elle reste néanmoins peu visible des entreprises comme des étudiants car elle est répartie dans des parcours variés et sans liens entre eux.
Fort de ce constat, le projet TIARe a pour objectif de renforcer et de massifier les formations en IA sur le territoire, qu’il s’agisse de formation aux technologies de l’IA ou de sensibilisation à l’IA dans d’autres disciplines, en lien étroit avec les besoins des entreprises et des collectivités en termes de formation continue et d’emploi des étudiantes et des étudiants en formation initiale.

Elisa Fromont, coordinatrice du projet TIARe et professeure des universités à l’Université de Rennes 1

Ambition
Faire du site rennais en cinq ans un acteur incontournable de la formation en IA en France.

Acteurs
Porté par l’Université de Rennes, le projet TIARe associe l'ENSAI, l'ENS Rennes, l'INSA Rennes, l'Institut Agro Rennes-Angers et l'Université Rennes 2.
Ils présentent tous une forte expertise en intelligence artificielle afin de proposer, de créer et de développer une offre de formation cohérente, visible et attractive sur le territoire, en lien avec les entreprises et collectivités. Par ailleurs, TIARe s’appuie à la fois sur la forte identité en recherche IA avec le centre Inria de l’Université de Rennes et des laboratoires de premier plan associant l’ensemble des acteurs institutionnels du site – IRISA, IRMAR, LTSI, IETR, CREST, CominLabs – et sur le tissu économique dense avec la présence de grands groupes et un nombre important de startups et de PME dans le domaine du numérique.

Objectifs

  • Accroître de manière significative le nombre d’étudiants formés aux technologies de l’IA (formation initiale et continue, niveau Master), en ouvrant de nouvelles formations et en améliorant la lisibilité et l’attractivité de l’offre de formation dans son ensemble.
  • Renforcer l’intégration des entreprises dans le processus de formation, en développant la formation en alternance et l’offre de formation continue grâce à des micro-certifications, en associant les entreprises aux formations, et en développant des projets étudiants autour des besoins et données des entreprises et des collectivités (datalab).
  • Assurer l’articulation et la visibilité des formations en IA dans toutes les dimensions (technologies, usages, droit du numérique, etc.), en créant un portail unique des formations et des certifications, en lien avec les services d’orientation et de formation continue.

ARCliMeD

Porté par l’Université de Franche-Comté pour le compte d’un consortium auquel participe l’Université de Rennes, le projet ARCliMeD fait également partie des 34 dispositifs de formation lauréats.
Il a pour ambition de structurer une offre de parcours de formation pour les affaires réglementaires et cliniques afin de faciliter et accélérer l’accès au marché des dispositifs médicaux.